Chapitre 17 : Tu me déclare la guerre ? Alerte, secret en danger !

Je pliai la feuille en deux et la glissai dans mon sac. Natsu nous rejoignit, tchequa ses amis avant de frapper un coup son meilleur ennemi et passa un bras derrière mes hanches et m'embrassa. Je me laissai faire. Il sourit contre les lèvres. On se sépara et il se pencha au dessus de mon oreille.
- Tu aimes de plus en plus hein ?
- Même pas en rêve.
Je m'écartai de lui et lui ébouriffa les cheveux. Il repoussa mes mains avant de croiser ses doigts avec les miens.
 
Chapitre 17 : Tu me déclare la guerre ? Alerte, secret en danger !
Chapitre 17 : Tu me déclare la guerre ? Alerte, secret en danger !

 
On entra en cours et je m'affalai sur ma chaise, fermant les yeux. Je sentais le regard de Natsu sur moi. J'entrouvris les yeux et lui fis un sourire fatiguée. Il me répondit par un sourire resplendissant.

- Hé ben Luce ! On dirait que t'as mal dormit !!

- J'ai mal dormit.

- Pas moi en tout cas. Le lit est super confort.

- Le mien aussi.

- Je sais.

- Comment ça, tu sais ?

- Ben ton père est riche donc je pensés qu'il t'a acheté un bon matelas, dit timidement Natsu.

- Penses tu. Ma mère était encore là quand il l'a acheté, murmurai-je. Sinon ça ferait bien longtemps que je dormirai sur du bois.

- Mmm ?

- Rien laisse tomber.

- Tu me caches quelque chose, Luce.

- Qui n'a pas ses petits secrets ? Tu dois bien me cacher quelque chose toi aussi.

Il me regarda un long moment sans rien dire avant de faire un sourire.

- On ne peut rien te cacher, toi.

Puis avant que je ne pus répliquer quelque chose, il fouilla dans son sac pour en ressortir un cahier couvert de dessins. Je fis la moue mais elle partie très vite dans la salle de cours où il m'envoya un texto.

De : AANatsu
Objet : Tu dors chez moi ce soir ?

À : AANatsu
Objet : Hum...Je sais pas.

De : AANatsu
Objet : Plize...

À : AANatsu
Objet : Bon ok je me laisse tenter mais je te préviens ! Si tu m'emmènes à une autre soirée défonce je jure que je t'adresse plus la parole.

De :
AANatsu
Objet : T'inquiète j'ai pas l'intention de te perdre et j'ai bien compris le message.

À : AANatsu
Objet : Contente de le lire. Je viens chez toi mais faut que je passe chez moi avant pour récupérer des affaires et pour les laisser chez toi. Je te rejoindrai chez toi.

De : AANatsu
Objet : Tu veux pas que je t'aide ?

À : AANatsu
Objet : Nope je suis assez grande. T'as oublié ce que je t'ai dit quand on a passé le marché ?

De : AANatsu
Objet : ...Je t'attends chez moi. Tu te dépêcheras hein ?

À : AANatsu
Objet : T'inquiète. Je reste pas longtemps chez moi.

De : AANatsu
Objet : Pourquoi ?

En lisant la question de Natsu, j'eus une boule dans le ventre. Parce que mon père est un connard finit, qu'il l'a tué, qu'il me considère comme une moins que rien, qu'il se fout de moi et qu'il me menace de mort chaque fois que j'ai l'occasion de lui parler, pensai-je. Mais je n'écrivis rien de tout cela.

À : AANatsu
Objet : Mon père n'est pas là et je n'aime pas ma maison sans lui.

Mes doigts me firent mal en écrivant ce mensonge grossier. C'était tout l'inverse de ce que je ressentais. Natsu me lança un regard inquiet et je pris un air innocent et triste. Puis il hocha la tête, compréhensif. Je lui souris et j'envoyais un message à Grey disant que je ne passerai pas chez lui le lendemain. Et que cette manie allait s'arrêter parce que mon père m'avait finalement donné l'autorisation de m'habiller comme je veux. Il me renvoya un message disant que de toute façon il ne dormait pas chez lui ce soir et qu'il ne reviendrait pas chez lui avant demain soir.

À : AGrey
Objet : Tu dors chez qui ?

De : AGrey
Objet : Une amie.

À : AGrey
Objet : Seulement une amie ? Pas plus ?

De : AGrey
Objet : Non. C'est simplement une amie.

À : AGrey
Objet : Ah bon ? Et comment s'appelle cette amie ?

De : AGrey
Objet : Ça ne te regarde pas !!

À :
AGrey
Objet : Et comment que ça me regarde !! Tu es mon meilleur ami !! Je veux savoir si elle risque de prendre mon statut de meilleure amie !!

De : AGrey
Objet : Elle s'appelle Jubia. Mais ne crains rien de ce côté là t'as pas d'inquiétude à avoir.

À : AGrey
Objet : Jubia ? Elle est dans notre classe !!

De : AGrey
Objet : Je sais.

Le prof passa près de Grey et celui ci cacha son portable avant de le ranger. Il regarda le cahier de Grey et avisa les notes qu'il avait prit. Il ne commenta pas et se stoppa à côté de moi. Il vit mon cahier couvert de graffitis en tout genre, allant d'un homme baignant dans son sang (qui représentait mon père mais je me gardais bien de l'écrire à côté) jusqu'à une licorne violette avec une crinière verte qui mangeait une barba papa en chantant ma chanson préférée "New York" de Enna Sila. Il abattit sa règle de deux mètres sur mon bureau, laissant une marque dans le bois. Les cheveux de ma nuque de hérissèrent et je feignis un calme que j'avais réussi à maîtriser à force d'entraînement.

- Mademoiselle Hertfilia, dit-il en appuyant sur les syllabes de "Mademoiselle", manchonnant les syllabes de mon nom. Il eut été préférable pour votre gente personne de copier les écritures du temps et du savoir dans votre cahier. Malgré toute la bonté dont je fais preuve, je ne vois pas l'ombre d'un autre moyen que de vous obliger à venir copier l'écriture du savoir et du temps que j'ai obligeamment copié sur ce mur noir pour votre organe le plus développé, qu'est le cerveau, afin qu'il s'enrichisse, et donc vous serez priée de venir mercredi prochain pour copier l'écriture du temps et du savoir. Bien. Cela étant dit, je vais continuer mon monologue pendant que vous, jeunes étudiants avides de savoir, allaient copier pour pouvoir reprendre cette écriture du temps et du savoir chez vous et ainsi avoir un métier correct.

Il me tourna le dos et Natsu, Sting et Gajil me regardèrent avec des yeux ronds. Je soupirai avec amusement.

- En gros, je suis collée mercredi pour copier le cours que je n'ai pas prit. Et il continue à donner son cours pour qu'on aie le bac.

- Comment tu arrives à décoder son langage ?

- Disons que j'y suis habituée.

- Ah oui ! Ton père est riche et il a dut t'apprendre à parler bizarrement !! S'exclama Natsu fière de s'en être souvenu.

- Ouais en gros c'est ça.

Je me gardai de lui préciser que c'est surtout quand mon père me faisait rencontrer des fils de gens riches pour me marier avec et ainsi que sa société gagne plus. Je devais user de mon savoir en une langue "évoluée" comme il disait, pour me faire bien voir. Évidement je m'en contre fichait et donc, dès que mon père et les parents du fils allaient discuter affaires, je sortais ma connaissance magistrale de la langue "bestiale" et ainsi je dégouttai les prétendants. Mon père ne comprenait pas pourquoi les fils ne voulaient plus entendre parler de moi après le petit tête à tête. Un autre coup de règle sur mon bureau me sortit de mes pensées.

- Hertfilia !!! Je croyais avoir été clair mais apparemment non !!! Je vais sévir !!! Vous me ferez 10 pages recto verso du personnage fascinant qu'est Napoléon pour demain !!

- Roh ça va ! Allez pas péter plus haut que votre trou de bal, vous ! Répliquai-je brutalement.

Le prof, rouge, serra sa règle entre ses mains, dont les pliures étaient devenues blanches, en toussant car il s'étouffait à cause de mon affront. Ses cheveux noirs plaqués par trop de gel n'étaient plus en place, ses lunettes en cul de bouteilles étaient de travers, aillant glissées de son nez rond et transpirant. Son front transpirait comme sa lèvres supérieures, dont la moustache peignée en aspirait la plupart. Ce prof me dégoûtait et quand il posa sa main sur mon bureau, je tirai la langue de dégoût, ce qui n'échappa pas au prof. Je le détestait, le remplaçant de M. Clive, qui c'était cassé une jambe il y a plus de deux semaines, et comme le lycée n'avait pas de dispositif pour les handicapés, il ne pouvait pas assurer les cours. Évidement, comme j'ai toujours beaucoup de chance, c'étaitM. Ébar, mon ancien prof d'histoire à Raven Master, qui avait, on dirait, été renvoyé.

- Hertfilia !!! Dans le bureau du directeur immédiatement !! Vous !! Cria-t-il en pointant du doigt Lisanna. Accompagnez la !! Tout de suite !!

Lisanna se leva et s'inclina légèrement devant le prof avant de sortir à grands pas de la salle. Le regard furibond que me lança le prof me fit remballer mes affaires et déguerpir en vitesse. Lisanna m'attendait contre le mur, jambes croisées.

- Blondasse, salua-t-elle.

- Ta gueule, toi, où je sais pas ce qui pourrait t'arriver, répondis-je à son salut.

- Que j'ai peur ! Dit elle moqueusement en levant les mains.

- T'as intérêt parce que je serai toi je me la ramènerai pas trop.

- Mais tu vois, si tu étais moi, tu saurais que je ne renoncerai pas à Natsu. Et je trouverai bientôt une faille dans ta muraille. Alors je serai toi, je me tiendrai sur mes gardes. Et tu peux être sûre que j'utiliserai la manière qui te feras le plus souffrir.

- Je te hais tellement...

- Et moi donc ! Lança-t-elle, enjouée, en se dirigeant vers le bureau du directeur.

Je grinçai des dents en suivant ses pas. Elle marchait en roulant des hanches et je ne pus m'empêcher d'avoir envie de filmer son ridicule. Mais mon portable resta dans ma poche car elle venait de toquer à la porte du lutin. Elle expliqua le raisons de notre venue avant de me laisser en plan et de retourner dans la classe. Le lutin soupira en me voyant dans l'entrée de son bureau.

- Hey, saluai-je. C'est à nouveau moi ! Que c'est-il passé depuis la dernière fois qu'on c'est vu ?

- Salut. Lucy, je te prie d'être un peu plus polie. Je suis le directeur, voyons. Tu n'aurais tout de même pas envie de te faire renvoyée ?

- Non. J'avoue que cette fois, ce lycée me plaît. Mais il m'a quand même déçue une fois.

- Tu étais déjà élève ici ?

- Oui. Quand je disais que j'étais pas nouvelle. J'ai juste changé de lycée en seconde parce que Mavis m'avait renvoyée.

- Mavis t'avais renvoyée ?! Elle qui cherche toujours la manière qui fera le moins de vague pour résoudre les problèmes !

- Eh ben elle m'a quand même renvoyée, votre petite Mavis.

- Tu as dut faire quelque chose de très grave, pour qu'elle en arrive là.

- Je pense pas.

- Raconte moi.

- On était en sortie et je me suis barrée. C'est tout.

- Je ne pense pas.

- Bon d'accord...J'ai aussi emmené des potes avec moi. Mais je vous jure que c'est tout. Et eux n'ont même pas été renvoyés !

- Lucy...Pourquoi avoir fait quelque chose d'aussi irresponsable ?

- La sortie me saoulait.

- Ce n'est pas une raison.

On restait silencieux un petit moment.

- Monsieur ?

- Oui ?

- Natsu...Il était déjà ici quand j'étais en seconde ?

- Oui. Et il venait faire son sport dans les couloirs. A force de faire des allers retours dans les couloirs...sourit il avec nostalgie. Et qu'est-ce qu'il me parlait d'une fille ! Il m'en parlait à chacune de ses visites.

- Elle était comment ?

- Blonde, yeux chocolat, drôle, gentille et j'en passe. Il était vraiment amoureux.

Une fille blonde aux yeux chocolat ?!

- Elle est toujours ici ?

- Je ne sais pas. En première, il m'a dit qu'elle avait changé de lycée. Il était désespéré. Mais voilà qu'en terminale, tu arrives ! Il était content de voir que tu n'avais pas changé ! Je me souviens de ses yeux pétillants !

Natsu...M'aimait depuis la seconde...Je l'avais oublié, moi. Je me souvenais plus de lui. Je souris tristement.

- On dirait qu'il vous dit absolument tout ce qu'il a en tête.

- Oui, rigola le lutin. Il sait que je ne dirai à personne ses peurs les plus profondes et ses inquiétudes.

Je souris à nouveau et la sonnerie de fin du cours retentit.

- Bon, assez parler de celui-là. Lucy je te demanderai d'être plus polie avec tes professeurs et de copier les cours. Est-ce clair ?

- Oui.

- Bon. Tu peux disposer.

- Merci. En revoir.

- En revoir. En espérant ne plus te voir dans mon bureau.

Je lui fis un signe de la main et m'éclipsai. J'enfouis mes mais dans mes poches et baissai la tête. Quelqu'un me bouscula violemment l'épaule.

- Hé oh ! Faut pas se gêner !
 
<---Chap.16
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Chapitre 17 : Tu me déclare la guerre ? Alerte, secret en danger !

Tags : blog lucy natsu - natsuXLucy

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