The next Day → Partie 2, L'admission

Suite de "You will Never have me"


Partie 2
L'admission
 
Heath
 
Merde. Merde, merde, merde.
Je panique.
Merde !
Pourquoi faut-il que je le rencontre maintenant ?
Je ne suis pas prêt. Je ne veux pas le voir maintenant. Merde.
En plus il me ressemble.
Merde.
Je sais pas quoi faire. Si je suis venu ici, c'est pour le faire payer.
Mais le faire payer de quoi ? Pour être sortit avec ma mère ? Pour m'avoir créé ? Pour être tombé amoureux de ma mère ? Pour avoir fait tombé ma mère amoureuse de lui ?
Toutes les raisons qui m'avaient poussées à essayer de le retrouver me paraissaient si faibles, nulles, maintenant. Elles n'étaient plus valable. Ce n'était pas de sa faute.
C'était celle de ces stupides règles ! La faute d'Hadès, si mon enfance était ruinée.
Ce sale vieux qui retient ma mère dans un cachot...
Et j'avais repoussé mon père.
Il n'était pas derrière les barreaux, pas retenu, et je l'avais repoussé.
De quoi avais-je peur ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ?
Je ne me comprends pas. Je ne me comprends plus.
Je vais mal.
Je lève les yeux vers le ciel et soupire.
Maman, comment vas-tu ?
Tu me manques, tu sais ?
J'aimerai que tu me câline et me rassure.
C'est impossible, et j'en suis triste.
Maman, s'il-te-plaît, rassure moi.
Maman, console moi.
Maman, aime moi.
 
~***~
Natsu
 
Je suis sonné. Ce gamin, Heath...
Il est perturbant. Il te ressemble, mais il est plus colérique. Plus vif, moins doux.
Et pourtant...
Il te ressemble. Il a tes yeux, ton nez, ta bouche, et ta forme de visage.
Qui est-il ?
Je veux une réponse. L'idée que t'es un gosse me transperce le c½ur.
Mais tu ne peux pas, la dernière fois que je t'ai vue, tu avais 17 ans. Il en a quinze, et tu devrais avoir 32 ans.
Je devrais avoir prit 15 ans, moi aussi.
Comment est-ce possible ?
C'est ton frère ? Ton cousin ?
Réponds moi, j'en deviens fou.
Je ne peux plus vivre comme ça, je vais craquer.
Luce, aide moi.
Luce, sauve moi.
Luce, montre toi.
Je veux me soigner, je veux guérir.
Je veux vivre.
 
~***~
Heath
 
J'ai décidé d'aller le voir. Le trouver, lui parler, et le ramener chez les Gardiens pour qu'il sauve Maman.
Je sais qu'il ne me croira pas quand je dirai que je suis son fils, mais je vais lui expliquer.
Que je ne suis ni un humain, ni un Gardien.
Je ne suis aucun des deux.
« Tu n'es pas rien, Heath chéri. Tu es les deux... »
Je suis un Rebel.
Un mélange d'humain et de Gardien.
Je lui dirais tout ça.
J'espère qu'il me croira.
Non ! Je m'en fiche de lui, de son avis ! Il n'est rien !
« Arrête de te mentir à toi même, mon c½ur. »
Maman...Je suis perdu. Je ne sais pas quoi lui dire, pas comment réagir.
Que dois-je faire ?
« Suis ton c½ur, Heath. Il te guidera. »
Mon c½ur ? Il est aussi perdu que moi. Il ne sait plus sur quel rythme battre.
« Suis le, Heath, crois en lui, fais lui confiance... »
J'inspire une grande goulée d'air, puis j'expire lentement.
Aller le voir. Pour lui dire quoi ? Que je suis son fils ? Il me croira jamais. Lui dire que Maman est ma mère ? Il ne me croira pas non plus.
Que faire ?
Je lève les yeux, et me retrouve devant un immeuble en briques.
Je suis en pilotage automatique, et je peux seulement admirer la scène qui se joue sous mes yeux. Mon bras se tend devant moi, et mon index cherche un nom dans la boîte d'appel. Trois bips sonnent, puis un grésillement et enfin, sa voix.
- Allô ?
Je ne réponds pas, attendant, espérant. Espérer quoi ? Réveille toi, Heath. Bouge toi.
- Allô ? C'est qui ?
J'ai la gorge sèche et la voix rauque quand je souffle mon nom.
 
~ *** ~
 
Natsu
 
Je ne m'attendais pas à ce qu'il sonne à ma porte.
Je ne m'attendais tout simplement pas à le revoir.
Sa voix enrouée résonne à mes oreilles, alors que je fais les cents pas derrière la porte.
Je ne sais pas comment réagir, je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire.
Je me tiens les cheveux, les muscles tendus tandis que des pas se font entendre dans le couloir.
 
« - Allô ? C'est qui ?
...
- Heath.
...Heath ?...
- Troisième étage, porte 318. »
 
Pitoyable.
Cet échange était pitoyable.
J'aurai voulu lui dire quelque chose en plus, mais la porte que j'avais déverrouillé à été ouverte, et Heath était déjà partit.
Les pas se rapprochent, puis passent devant ma porte sans ralentir, et la dépasse, pour s'estomper doucement.
Je prends une grande inspiration et me tourne vers la porte, et fixe la poignée.
Je sens mon ventre se nouer, et la boule dans ma gorge grossir. Je ne sais pas ce qui me met dans cet état.
Ça ne devrait pas me stresser. Ce n'est qu'une simple entre-vue avec un adolescent en fugue, et qui me ressemble, mais qui lui ressemble aussi. Un simple adolescent de quinze ans.
Mais je ne me préoccupe pas des réactions de mon corps. J'ai cessé de le comprendre depuis un bout de temps déjà.
Les pas de tout à l'heure reviennent, et se stoppent finalement devant mon palier.
Je sens une perle de sueur sur mon front, et je m'empresse de l'essuyer.
On appuie sur la sonnette, qui me vrille les tympans, puisque je suis devant la porte.
Je compte jusqu'à dix avant d'ouvrir, avec un sourire bricolé à la va-vite.
Heath m'observe sans expression, les mains dans les poches, ce qui ne peut m'empêcher de me faire penser que je faisais la même chose à son âge.
Je chasse cette pensée de ma tête, et ouvre un peu plus le battant en bois.
- Il faudrait que je pense à changer la sonnette, je commence. Elle est trop forte et me fait mal aux oreilles quand on sonne.
Il hausse un sourcil, puis lève les yeux sur la clochette dans le couloir.
- Au moins t'entends si quelqu'un sonne, tranche-t-il.
J'essaye de ne pas montrer mon dépit, et garde le sourire crispé.
- Je peux entrer, ou tu me fais pas assez confiance ? Attaque le garçon.
Je ne comprends pas la cause de son agressivité, mais le laisse passer sans relever.
J'ai perdu mon sourire.
- C'est petit, ici.
Je grince des dents en refermant la porte un peu brusquement. Il se tourne vers moi, surpris, puis se dirige le plus naturellement du monde.
- Je sais que tes parents ne sont pas là, mais c'est pas une raison pour te conduire n'importe comment, je gronde.
Il se tourne vers moi avec un sourire moqueur aux lèvres.
- T'essaye de faire preuve de sérieux ? Raille-t-il.
Je lui jette un regard noir, mais il le prend à la légère et soutient mon regard.
- T'as pas l'air de t'être prit des baffes souvent, toi, je menace.
Il pince les lèvres.
- Normal, j'ai pas de père et ma mère est en taule, assène-t-il.
Je me prends un coup de massue. Pauvre garçon...
- En...En taule ? Je répète.
- Oui, t'es bouché ou quoi ?
- En taule ? Je répète à nouveau.
- En prison, au cachot, je sais pas comment vous dîtes ici, s'énerve-t-il.
Mince alors. Sa mère est en prison, et son père l'a abandonné.
- Où est ton père ?
Il hésite avant de me répondre, puis recule jusqu'au canapé, et baisse les yeux sur le tapis, où Happy est roulé en boule.
- Devant moi.
 
~***~
 
Heath
 
Je ne sais pas ce qui m'a prit de lui lancer cette phrase empoisonnée comme ça.
Je lève les yeux sur lui un court instant avant de les baisser à nouveau.
Il est pâle, et comme statufié.
- Q-Quoi ?
- Me force pas à répéter, je murmure.
Je regarde la boule de poil roulée en boule sur le tapis. On dirait un animal, mais il est d'une couleur étrange. Il est bleu. Je focalise mon attention sur cette chose qui m'est inconnue, pour refouler l'angoisse qui prend possession de mes membres.
Je sens la tension palpable de l'air, le silence tendu qui règne, qu'une simple murmure pourrait briser en éclat.
Il tousse pour rompre le silence, puis se jette à l'eau. Il n'a pas de bouée.
- C'est impossible.
Il est sûr de lui, et je me redresse et m'assois sur le canapé pour me remettre les idées en place. J'ouvre lentement la bouche, et je sais qu'il est pendu à mes lèvres, qu'il boira chacune de mes paroles.
- En effet, j'articule lentement.
Je l'observe avec attention, essayant de percevoir chacune de ses émotions, chacun de ses sentiments. Il semble triste, rassuré, effrayé et surpris.
- Mais, je continue, c'est possible de là où je viens.
Je vois déjà la question apparaître sur les lèvres de mon père.
- Je viens pas d'ici, j'anticipe. Je viens de...D'ailleurs.
Il semble perdu.
- Assieds toi, je t'explique.
Il s'exécute, impatient. Je reconnais cette mine, je l'adopte souvent quand je suis perdu, ou que je veux avoir quelque chose rapidement.
- C'était quand Maman est morte. Elle venait d'avoir un accident de voiture avec son meilleur ami quand elle a fait des tonneaux et qu'elle s'est retrouvée dans le coma, puis qu'elle est morte à l'hôpital. Elle m'a expliqué ce qu'elle a vécu. Elle a d'abord assisté à son enterrement, qui paraissait lugubre, puis elle a été aspirée par le ciel. Quand elle s'est réveillée, elle était dans un lit, dans une grande pièce blanche. Une fille était à côté d'elle. Elle s'appelle Lévy, cette fille. C'est une amie.
Je sais que je l'énerve, qu'il veut passer au plus important. Je rallonge la description des pièces, et la physionomie de Lévy jusqu'à ce qu'il me demande de passer au suivant. Je n'ose pas sourire, mais je sens mon estomac se décontracter progressivement.
- Elle a rencontré le maître du Paradis, Hadès, puis elle a été nominée Gardien du Mortel 654. Elle a été envoyé en salle de Retour, et elle a atterrit ici. Elle savait pas où elle était, mais elle t'a rencontré dans la rue. Puis de fil en aiguille, vous avez tissés des liens et finalement tu l'as mise dans ton lit. Elle t'aime à en crever, tu sais. Elle est enfermée derrière des barreaux dans un sous-sol pour être tombée amoureuse de son Protégé. Elle était enceinte quand elle est revenue, et elle a accouchée plus tard de moi. Hadès l'a immédiatement envoyée en taule dès que je suis venu au monde. Elle ne m'a jamais connu que derrière ces barres en fer, je finis avec une pointe de colère dans la voix.
Je l'observe longuement, attendant une quelconque réaction.
Au lieu de ça, il reste assit à me fixer, puis ses yeux s'agrandissent progressivement.
Je peux y lire clairement de l'incompréhension, en passant par la peur, le refus, l'espoir puis les ténèbres.
- Ça ne m'explique pas comment tu peux être mon fils. Tu as quoi, 15 ans ? Je viens d'en avoir 27.
Il secoua la tête.
- Tu mens, murmure-t-il, c'est une histoire invraisemblable.
 
~ *** ~
 
Natsu
 
C'est impossible. Ce gamin ne peut être mon fils. C'est scientifiquement et historiquement impossible.
Je dois avouer qu'il a une ressemblance troublante avec moi et elle, mais ça s'arrête là.
- Au Paradis, reprend-il après un moment de réflexion, les années défilent plus vite. Un an, sur Terre, équivaut à 365 jours. Hors, chez nous, un an vaut seulement à 73 jours. En gros, un an chez vous nous fait 5 ans au Paradis. Ça va faire presque 3 ans qu'elle est revenue là-bas.
Je déglutis. Malgré toute ma bonne volonté, je n'arrivais pas à le croire.
Nous ne nous étions pas protégés, ce jour là, mais je ne pensais pas qu'elle tomberait enceinte, encore moins qu'on aurait un fils de 15 ans...
Je me prends la tête entre mes mains, les coudes appuyés sur mes genoux.
Impossible que j'avale tout ça. Et pourtant, j'ai la solide impression qu'il dit la vérité.
Foutu instinct de merde.
Je me prends dans la contemplation du sol, où jonchent d'innombrables poils bleus, appartenant sûrement au chat.
Le garçon face à moi soupire, puis s'agite sur sa chaise.
Je ne bronche pas quand il se lève, je vois ses pieds sur le sol.
- Je sais que c'est bizarre, que j'arrive d'un coup, comme ça. C'est hyper chelou pour moi aussi. Je pensais pas te trouver aussi facilement, et aussi rapidement, marmonne-t-il, légèrement adouci.
Je grogne pour simple réponse.
Il soupire à nouveau et s'éloigne, probablement pour visiter l'appartement.
Il compte dormir ici ? Comment je suis censé réagir ? Comment je peux le cadrer ?
Comment on s'occupe d'un ado, qui prétend être notre fils, alors qu'il a 15 ans ?
Bordel de merde.
J'ai besoin d'aide, Lucy.
Je suis en panique, et je veux que tu m'aides.
 
~ *** ~
 
Heath
 
Je marche lentement dans le petit appartement, de mon dorénavant « père ».
C'est blanc, et étrangement bien rangé, et je peux même dire que c'est propre, si je ne m'attarde pas sur les poils bleus éparpillés partout.
Je promène mon regard dans la cuisine, puis dans le couloir, sans m'arrêter sur la porte d'entrée.
Je m'avance, jusqu'à me retrouver entre deux portes.
La première donne accès à la salle de bain, et la seconde à la chambre.
Je reste un instant à observer le lit double, puis le bureau, avant de décider à entrer.
Je ne touche à rien, me contentant d'analyser.
Ma mère a vécu entre ces meubles. Elle a probablement dormi dans ce lit, et s'est assise à ce bureau, sur cette chaise.
Mes doigts ne peuvent s'empêcher de toucher le bois du meuble, puis je remarque une feuille froissée, pliée, qui dépasse de sous l'oreiller.
Je m'approche, puis jette un coup d'½il à la porte, avant de la prendre, et de m'asseoir sur le lit.
Je déplie soigneusement le papier, faisant attention à ne pas le déchirer.
C'est une lettre.
Mes yeux se posent sur le texte, que je parcours une fois sans le comprendre.
Puis je regarde la feuille, me concentrant pour comprendre les mots, leur sens.
 
Natsu, pardonne moi.
Excuse moi de partir si vite, sans t'expliquer.
Je m'en veux tellement.
Je sais que tu m'en voudra. Tu auras raison, et je sais que je le mérite.
J'aimerais que tu lises cette lettre en entier avant de me blâmer, ou d'en vouloir au monde entier.
Je sais que c'est peu, que tu aimerais m'entendre tout t'expliquer de vive voix, mais c'est impossible.
Quand tu te réveilleras, tu ne seras plus là.
Alors même si c'est la dernière fois que j'ai l'occasion de te voir, là, endormi, paisiblement dans le lit, au beau milieu de la nuit, je préfère te laisser en paix.
J'aurais aimé voir tes yeux encore une fois, ton regard sur moi, mais je ne peux pas.
Je t'aime, et je sais que toi aussi.
Je ne veux pas rendre mon départ encore plus douloureux qu'il ne l'est déjà.
Pardonne moi.
Jamais toute cette histoire n'aurait dû se passer comme ça.
Tu n'aurais pas dû tomber amoureux de moi, et même si, je n'aurais pas dû répondre à tes sentiments.
Je savais dès le départ que si c'était le cas, j'allais devoir te quitter.
Cette perspective me terrifiait, quand j'ai senti mon c½ur battre de façon incontrôlée quand tu me souriais, ou quand tu t'adressais à moi.
Je n'aurais pas dû m'imaginer t'embrasser, ni même avoir l'ombre d'une pensée pour toi.
C'est interdit.
Et j'ai enfreint les lois.
Je n'ai pas accomplis mon rôle, je n'ai pas su profiter de ma seconde chance.
À cause demain, tu ne seras plus protégé.
Tout ça à cause de mes sentiments. Mes sentiments, et ces règles stupides, que je n'ai pas envie de respecter.
C'est idiot, je sais, et je m'en excuse.
Si seulement je pouvais rester avec toi juste une journée de plus. Te dire à quel point je t'aime une fois de plus...
Encore une fois, c'est impossible.
Alors, je vais te dire tout cela maintenant.
Ne t'accroche pas à mon souvenir.
Oublie moi, hais moi, mais je ne veux plus que tu m'aimes.
C'est douloureux à dire, mais il le faut.
J'aimerais que tu profites de ta vie, et Dieu sait à quel point elle est courte.
Dis toi que je suis morte.
Je meurs, et je veux que tu vives pour moi.
Sois heureux, souris, et aime, sans redouter mon retour, mes pensées et mes sentiments.
Je ne serais plus là.
Je ne pourrais rien faire, je ne pourrais plus juger.
Je ne pourrais rien faire d'autre qu'attendre, inlassablement, que le temps me pardonne.
Il guérit beaucoup de choses, et j'espère, je le veux plus que tout, qu'il réussisse à te guérir de mon départ si soudain.
Je veux que tu sois heureux, je veux que tu ais des enfants, une femme, et un chez toi où tu seras heureux.
Je ne regretterais jamais de t'avoir rencontré.
Tu es la chose la plus belle qu'il me soit jamais arrivée, sois en sûr.
Je t'aime tellement...
 

Luce
 
Mes mains tremblent. Ma gorge, nouée, me fait mal. Mes yeux, embués, me brûlent.
Tout mon être veut craquer.
J'ai compris qui était cette fille, cette Luce.
C'est ma mère.
Ma mère, qui a écrit ces mots, son ressenti et sa douleur avant de le quitter.
Elle ne savait pas qu'elle emportait quelque chose de lui.
Moi.
Je me demande si elle regrette que je sois né.
Elle doit sûrement être en colère contre moi, en apprenant que je suis descendu.
Elle a dit clairement à mon père de l'oublier, et moi, je ne fais que raviver les souvenirs.
C'est idiot.
Pardon, Maman. Je ne savais pas.




~***~
 
Three-shot répertorié ici, n'hésite pas à laisser un avis !

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Comments :

  • Nxtsu

    09/09/2017

    maelya29 wrote: "il va avoir une suite"

    Oui, la partie 3 ~

  • maelya29

    09/09/2017

    il va avoir une suite

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