Chapitre 8 : Cacao & affection

Chapitre 8 : Cacao & affection



Chapitre 8
« Cacao & affection »
 
Finalement, après une multitudes de protestations, Grey réussit à me traîner en cours.
Bien évidemment, en bonne chieuse que je suis, il a fallut qu'il me paye un cacao et qu'il me rembourse les trois cookies qu'il avait mangé à ma place.
Après quoi, j'ai consentis à me lever de ma banquette, et à enfiler ma veste.
Il a quand même dû me tirer et me pousser hors de l'établissement, à grands cris de protestations de ma part.
Et tout cela, sous le regard moqueur de Natsu. Que j'avais totalement zappé jusqu'à ce qu'il nous rattrape dehors, et qu'il me susurre « alors on obtient le plaisir de ta compagnie avec un cacao ? ». Ce qui ne manqua pas de me faire rougir.
Mais avant qu'il ne le remarque, il nous avait déjà dépassé de plusieurs pas.
Grey m'observe avec un air songeur.
- Quoi ? Je demande, en essayant de me débarrasser de mes rougeurs.
- Rien. Je pensais.
 
~
 
Aujourd'hui, jour pluvieux du moi de septembre, je suis assise seule au café « Nana's ». Grey m'a envoyé un message ce matin pour m'annoncer qu'il était tombé malade.
En même temps, ce gars a la manie de se désaper à tout bout de champ, que ce soit de sa veste comme de son t-shirt. Ce qui, aux yeux des élèves, le rend étrange.
Je pensais pareil en le rencontrant, mais je m'y suis finalement habituée.
Bref, tout ça pour dire que je fais un semblant de travail sur la table que j'ai élue « domicile de Lucy – propriété privée ».
La cause de ma non-activité est liée à ma frustration quand je me suis rendue compte que je n'avais plus un sou pour me payer un cacao ou un café par ce froid.
Alors que je suis penchée sur ma copie à peine entamée, une tasse de cacao fumant est déposée juste devant moi. Je relève vivement la tête en la saisissant et en boit une gorgée qui me brûle la langue et la gorge.
Après quoi je regarde l'aimable personne qui a eut pitié de moi.
Il s'agit évidemment de Natsu, tout sourire.
Je reprends une lampée de liquide chaud.
- Les amis s'offrent des boissons, non ?
J'acquiesce et le remercie en déposant la tasse devant moi.
- Tant mieux, j'étais pas sûr.
J'arque un sourcil en le regardant d'un air suspicieux.
- Tu n'as jamais offert de cacao ?
- Non, c'est pas vraiment mon genre.
- Alors pourquoi à moi ?
- Je voulais que tu me tiennes compagnie. Sans cacao, je suis sûr que tu m'aurais refoulé.
- C'est pas faux, j'acquiesce nonchalamment en posant mes mains autour de la tasse fumante.
Malgré mon envie pressante de boire mon cacao, je me force à l'économiser. Je ne suis pas sûre que Natsu m'en paye un second.
- Qu'est ce qui fait que tu voulais me tenir compagnie ?
Il hausse les épaules en jetant un coup d'½il autour de nous, sans répondre.
- Grey n'est pas là ?
- Il est malade.
- Petite nature, se moque-t-il avec un sourire en coin.
Je lève les yeux au ciel en avalant un peu de cacao.
Je le regarde ensuite discrètement. Malgré les deux semaines de contact forcé avec lui, je n'ai pas encore réussi à le cerner. Il reste toujours mystérieux, menteur et distant.
Parfois, c'est à se demander s'il a un c½ur ou s'il est capable d'une quelconque marque d'affection.
Je remarque enfin qu'il a planté son regard dans le mien, interloqué.
- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai un truc sur le nez ?
- Euh...Non, je marmonne en tournant le visage, rouge de honte.
Mes doigts tapotent d'une manière anxieuse la porcelaine blanche.
Un silence s'installe, et aucun de nous ne fait l'effort de le briser.
Moi, parce que j'ai la flemme de chercher un sujet de conversation, et lui, sûrement pour les mêmes raisons.
Le silence se prolonge donc plusieurs minutes, seulement interrompue par les soupirs profonds que pousse mon voisin.
Finalement, au bout de la vingtième fois, agacée, je me tourne vers lui.
- Arrêtes de faire ça.
- Faire quoi ?
- Soupirer, je fais, avant de l'imiter et de pousser un râle profond et exagéré.
- Je ne faisais pas ça.
Je le fusille du regard, vexée et agacée par la personne avec qui j'envisageais de bien m'entendre.
Il se contente de m'offrir un grand sourire innocent et provocateur. Alors je lui donne un coup de coude dans les côtes. Il étouffe une exclamation de surprise et me lance un regard accusateur.
C'est donc à mon tour de faire un visage innocent et provocateur.
Il me rend une pichenette, que je compense par un coup de pied, et ainsi de suite.
Finalement, je finis étalée sur lui, à rire aux éclats, comme lui. Il a le t-shirt trempé d'eau, et j'ai probablement les cheveux en pétard.
Les propriétaires du café nous regardent d'un air mauvais.
Natsu se redresse en riant, me soulevant avec lui par la même occasion. Il entoure ma taille d'un bras pour m'empêcher de tomber par terre, et il s'assied. Je me retrouve donc sur ses genoux, gênée par ce soudain rapprochement. Quand il s'en aperçoit, il s'écarte rapidement en me lâchant, passe une main dans ses cheveux et se lève, tout ça sous mes yeux médusés.
Il enfile rapidement sa veste et dépose un billet sur la table pour payer la commande, sans m'adresser un regard, puis quitte le café d'un pas martial et pressé.
Le temps que je remette mes idées en place, il a déjà disparu de mon champ de vision.
Surgit alors à ma droite un serveur, au visage crispé affublé d'un sourire forcé.
- Vous...Avez fini ? Nous ne tarderons pas à fermer.
Je relève le nez vers lui, en acquiesçant mollement, encore étonnée de l'étrange comportement de mon « ami », avec lequel je riais quelques minutes plus tôt.
 
~
Natsu
 
Je longe d'un pas rapide les rues de Shinjuku, tête baissée pour que personne ne me parle.
J'ai merdé. Profondément merdé.
Mes mains, enfoncées dans mes poches, se serrent de frustration et de colère à rythme irrégulier.
Mes ongles s'enfoncent dans mes paumes, me permettant un minimum self-contrôle.
Mes enjambées se font plus longues et plus rapides, me permettant de slalomer entre les passants rapidement sans m'arrêter.
Je tourne plusieurs fois, les yeux toujours au sol, et ne les relève que quand je suis arrivé.
Un imposant portail de fer forgé trône devant moi, et je tape machinalement le digicode.
Il grince, puis s'ouvre lentement, ce qui m'exaspère plus que d'habitude.
Quand il est suffisamment espacé pour permettre le passage, je me glisse dans la propriété et avance dans la petite allée bétonnée, puis déverrouille la porte immense.
Je me faufile dans le hall, puis longe le long couloir avant de déboucher sur le salon. De là, je grimpe les escaliers, me retrouvant face à l'unique porte de l'étage. Je la pousse et m'affale enfin dans mon lit, visage enfouit dans les couettes.
Ma chambre, immense, comporte un placard dans le mur aux portes coulissantes, que les filles appelleraient « dressing ». Mon lit double trône au milieu de la pièce, à deux mètres de la fenêtre au dessus d'un long bureau. Une lampe allogène est à côté de la porte. Les murs gris et nu attendent une couche de peinture nouvelle, que ma mère me promet de faire faire à chaque fois avant d'oublier.
- Etherias ? Tu es rentré ?
Je ferme les yeux, m'apprêtant à recevoir un savon au vu de la révélation que je vais être forcé de confesser.
J'entends ses pas qui montent les marches, et je presse mon visage avec plus d'insistance dans l'oreiller.
- Qu'est ce qu'il t'arrive ?
Je me redresse juste assez pour pouvoir voir du coin de l'½il ma mère sur le pas de la porte.
- J'ai merdé, maman, je réponds.
- Comment ça ?
Un pli soucieux se forme sur son front quand elle approche et qu'elle s'assied au pied du lit, creusant le matelas.
- Qu'est-ce que tu as fait, Etherias ? Redemande-t-elle, la voix dure.
- La fille Heartfilia.
Son visage pâlit légèrement.
- Que lui as-tu fait, non de dieu ?
Je pousse un profond soupir à endormir les morts.
- Etherias, gronde maman, que lui as-tu fait ?
- Je crois que...Que je l'apprécie, je marmonne piteusement.
Un silence de plomb prend place, alors que ma génitrice est sûrement en train de me sonder en se demandant ce qu'elle a foiré dans mon éducation.
- Ça n'était pas censé arriver. Tu devais seulement-
- Jouer avec elle, je la coupe brutalement. La manipuler. Je sais.
Je me tourne vers elle.
- J'ai merdé.
Mon sang se glace quand elle acquiesce gravement, visage fermé.
 
 
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Chapitre 8 : Cacao & affection

Tags : Vous êtes tous des profiteurs - Chapitre 8

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Comments :

  • Nxtsu

    16/04/2018

    x-On-My-Own-x wrote: "Ah lala, quel retournement de situation .0."

    Wii *-* c'est pas fini encore xD

  • x-On-My-Own-x

    16/04/2018

    Ah lala, quel retournement de situation .0.

  • Nxtsu

    23/03/2018

    fic-fairy-tail-grey wrote: "Grey est une toutoune ! C'est tout ce que j'ai adoré 😂"

    Le pauvre, tu le respectes pas c':

  • fic-fairy-tail-grey

    23/03/2018

    Grey est une toutoune ! C'est tout ce que j'ai adoré 😂

  • elecim57100

    22/03/2018

    la suite

  • Goa

    04/03/2018

    D'accord pour la maman.
    Tu te compliques un peu la vie pour le sommaire, non xD ?

  • Goa

    03/03/2018

    Wtf (j'ai pas lu le chapitre 1... xD) elle sort d'où cette maman x)

  • Nxtsu

    15/01/2018

    yumemi wrote: "Ah Natsu tombe pour Lucy!!!!!"

    Wui c':

  • yumemi

    15/01/2018

    Ah Natsu tombe pour Lucy!!!!!

  • Nxtsu

    14/01/2018

    Nalu-Jerza-Gale-Gruvia23 wrote: "Je saiiis
    De riien
    "

    8D

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